***Forum de l'UNESCO sur Haïti : La France annonce une série de mesures en coopération culturelle avec Haïti.
Le ministre Français de la Culture et de la Communication, M. Frédéric Mitterand, était absent à Paris lors du Forum de l'UNESCO sur Haïti. C'est donc l'Ambassadrice de la France auprès de l'UNESCO, Mme Catherine Collona, qui a lu son message de solidarité envers le peuple haïtien. Dans ce message, Frédéric Mitterand souligne que : « La culture constitue un enjeu déterminant » de la reconstruction d'Haïti, « car elle est au cœur de ce qui fonde les valeurs communes des Haïtiens et de ce « tissu » – économique bien sûr, mais avant tout social, artistique, intellectuel, culturel – qui relie ensemble chacun des Haïtiens ». Mme Collona a annoncé des initiatives "concrètes" qui marqueront le début d'un processus complexe et délicat de coopération, car le patrimoine culturel haïtien a profondément souffert du séisme.
La France souhaite, par exemple, soutenir fortement le secteur des médias en fournissant des contenus libres de droits, notamment pour la télévision, à apporter un soutien technique d'urgence aux radios, à former des journalistes ou encore à réfléchir aux moyens de moderniser le système de diffusion. « Ce n'est pas là seulement une contribution technique, mais un engagement humain qui crée ou recrée le tissu social et culturel là où il en a le plus besoin », a déclaré Mme Collona.
Le soutien aux artistes Haïtiens est également un enjeu déterminant pour la France. Tout au long de l'année 2010, des artistes haïtiens, venus du théâtre, de la musique, des arts plastiques, seront accueillis en résidence en France, que ce soit dans des centres culturels de rencontre, à la Cité internationale des arts ou au couvent des Récollets.
Mme Collona a annoncé la restauration du tableau « Le Serment des ancêtres ». « Ce tableau hautement symbolique de l'accession d'Haïti à son indépendance en 1804, que les pompiers français ont retrouvé dans les ruines du palais présidentiel, sera restauré à Port-au-Prince par le Centre de recherche et de restauration des Musées de France. Cette restauration sera accompagnée d'une opération d'information et de sensibilisation pédagogique du public haïtien, indispensable complément au renforcement du lien social et culturel entre les Haïtiens », a-t-elle souligné.
Le ministère français de la Culture et de la Communication enverra ainsi en Haïti, dans les prochains jours, une mission chargée d'effectuer un état des lieux des dommages et des besoins dans les domaines du patrimoine, de la restauration du patrimoine bâti et de la sauvegarde des œuvres d'art menacées.
Enfin, la Bibliothèque nationale de France se propose d'envoyer aux bibliothèques haïtiennes pas moins de 30.000 livres, dès que cela sera matériellement possible, et a d'ores et déjà engagé une réflexion sur la création d'une bibliothèque numérique haïtienne.
Soulignons que le Forum de l'UNESCO sur Haïti a été clôturé le 24 mars dans la soirée par la première mondiale de la pièce de théâtre de Franckétienne, « Mélovivi ou le piège» qui a été ovationnée par le public présent. Ce texte théâtral, à dimension écologique universelle, a été écrit en novembre 2009. « Melovivi” ou “le piège » raconte l'histoire de “2 individus enfermés, prisonniers dans un espace délabré, dévasté, sans issue, à la suite d'un désastre. Pour ne pas mourir dans ce lieu d'enfermement, les 2 individus parlent, déparlent, délirent sur les malheurs provoquées par les prédateurs de la planète”. Le public devait constamment se rappeler qu'elle a bien été écrite avant la catastrophe du 12 janvier tellement le texte est prémonitoire du séisme dévastateur qui a frappé Haïti. C'est le jeune acteur, Garnel Innocent, 37 ans, qui accompagnait Franckétienne sur scène dans un duo de 90 minutes qui vous bouleverse et vous interpelle tant sur Haïti que sur les enjeux climatiques de la planète.
Nancy Roc,
Paris le 26
mars 2010.
MetropoleHaiti
2009 Création du Blog. From Paris, France *L’ACTUALITE DE L'UNESCO & INTERNATIONALE!* *Je ne suis pas née écologiste...En 1997 à l'Organisation des Nations Unies, au Bureau de liaison de l’UNESCO à New York : Je le suis devenue!* « Construire la paix dans l'esprit des hommes et des femmes » *"Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde" Gandhi*
samedi 27 mars 2010
*Les villes de l'UNESCO à Lyon...*
***Lyon va accueillir mardi et mercredi un G8 des maires de villes classées à l’Unesco.
Cette réunion se tiendra dans le cadre du conseil d’administration de l’Organisation des villes du Patrimoine Mondial.
Une partie de la ville de Lyon (1er arrondissement, Vieux-Lyon, Fourvière)est en effet classée au patrimoine mondial par l’organisation des Nations-Unies pour la science et la culture...
Lyon Mag
Bien à vous,
Morgane BRAVO
Cette réunion se tiendra dans le cadre du conseil d’administration de l’Organisation des villes du Patrimoine Mondial.
Une partie de la ville de Lyon (1er arrondissement, Vieux-Lyon, Fourvière)est en effet classée au patrimoine mondial par l’organisation des Nations-Unies pour la science et la culture...
Lyon Mag
Bien à vous,
Morgane BRAVO
lundi 22 mars 2010
*Un Forum de l'UNESCO pour reconstruir...*

***Un Forum de l'UNESCO pour reconstruire le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti
Des intellectuels, des artistes, des responsables politiques haïtiens, ainsi que des spécialistes de ce pays, des sociologues et des membres de la vibrante diaspora haïtienne se retrouveront le 24 mars à l'UNESCO (9h30-18h30, Salle II) pour dégager des pistes afin de rebâtir la société haïtienne.Ce Forum intitulé « Reconstituer le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti » sera ouvert par la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, Davidson Hepburn, Président de la Conférence générale de l'UNESCO, et Eleonora Mitrofanova, Présidente du Conseil exécutif. Son objectif est de définir quels sont les besoins à moyen et long terme de la société haïtienne, après le tremblement de terre du 12 janvier.
Parmi les participants figurent notamment Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, Ministre haïtienne de la Culture, l'écrivain et dramaturge haïtien Frankétienne, le lauréat du Prix Nobel de Littérature, Wole Soyinka, le cinéaste Raoul Peck, l'ancien Premier ministre du Togo et ancien Secrétaire général de l'Organisation de l'Union africaine, Edem Kodjo, ou encore le recteur de l'Université Quisqueya d'Haïti, Jacky Lumarque.
Le Forum se tiendra une semaine avant la Conférence internationale des donateurs sur Haïti qui aura lieu au Siège de l'ONU à New York et dont l'objectif sera de mobiliser l'aide internationale afin de financer les besoins du pays en matière de développement. Dans cette perspective, son objectif est de « collaborer avec les autorités haïtiennes afin d'identifier les besoins en matière de reconstruction de son système éducatif, gravement endommagé par le séisme ; il montre la volonté de l'UNESCO de mettre la culture au centre de cette reconstruction », selon la Directrice générale de l'UNESCO.
Le Forum s'articulera autour de trois thèmes : Après le tremblement de terre : mobiliser le savoir et les compétences sociales pour revivifier Haïti ; Poursuivre une histoire unique : la force du patrimoine, de l'identité et de la créativité culturels d'Haïti ; Reconstituer le système éducatif : condition critique d'un renouveau haïtien et source de force intellectuelle.
Il sera suivi par une représentation de la pièce de Frankétienne, « Melovivi ou le Piège » (20h30, Salle I). Auparavant, Irina Bokova aura nommé le dramaturge « Artiste de l'UNESCO pour la Paix » (Salle II, 13h).
UNESCO
22/03/2010
Bien à vous,
Morgane BRAVO
mercredi 17 mars 2010
*Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale*

***Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, 21 mars 2010
Cette journée marque le 50e anniversaire d’un moment tragique dans l’histoire de la civilisation humaine : le massacre par la police de 69 manifestants anti-apartheid dans le township sud-africain de Sharpville. Cet événement a horrifié le monde. Afin qu’on ne l’oublie jamais, l'Organisation des Nations Unies, en 1966, a proclamé le 21 mars Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
Depuis le massacre de Sharpville, le monde a fait du chemin. L’ignominie de l’apartheid fait désormais partie de l’histoire. Partout dans le monde, des lois ont été adoptées pour interdire la discrimination raciale. Pourtant, alors que nous célébrons cette Journée, nous devons être bien conscients que la lutte pour mettre un terme au racisme est loin d’être achevée. Aujourd’hui, nos sociétés doivent encore combattre la discrimination et la haine raciales.
En 2010, la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale s’inscrit dans le cadre plus large de l’Année internationale du rapprochement des cultures proclamée par l'Organisation des Nations Unies. En tant qu’organisation chef de file de cette Année, l’UNESCO s’efforce de relancer la recherche du dialogue, de la tolérance et de la paix en cette époque qui évolue si rapidement. La globalisation a fait du monde un lieu plus petit, rapprochant les gens de manière que l’on n’aurait jamais pu imaginer auparavant. Toutefois, si ces processus dynamiques ont des effets positifs, ils suscitent aussi de nouvelles pressions et tensions qui peuvent mener à la méfiance, au ressentiment et à l’hostilité.
UNESCO
mardi 24 novembre 2009
***Refonder l'Unesco, par Manuel Maria Carrilho...***
***Qui, de nos jours, attend encore la parole de l'Unesco ?
Face à la crise profonde du monde actuel, une crise inédite, systémique et mondiale, y a-t-il encore quelqu'un pour attendre les réponses de l'Unesco ? Quelqu'un pour attendre ses propositions ? Quelqu'un pour s'inspirer de sa vision ?
Non. Force est de constater que malgré ses programmes innombrables et assurément méritoires, c'est loin d'être le cas. Cela traduit la trajectoire déclinante de la plus importante institution mondiale pour la culture, l'éducation, la science, la communication et les droits de l'homme.
Et pourtant, cette institution – fondée il y a soixante-quatre ans, le 16 novembre 1945 – a déjà bien rempli ce rôle. Elle l'a fait en soutenant pendant des décennies l'idée que l'éducation, la science et la culture sont des moyens décisifs pour atteindre la prospérité et la paix et pour contribuer, comme il est dit précisément dans son acte constitutif, au "respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans discrimination de race, de sexe, de langue ou de religion."
Aujourd'hui, l'Unesco se trouve à une incontournable croisée de chemins : ou bien elle continue sur le trajet qui l'a de plus en plus enfermée bureaucratiquement sur elle-même et l'a affaiblie dans sa capacité de parler au monde, ou bien, s'inspirant des meilleurs moments de son histoire, elle se revivifie en s'ouvrant aux besoins d'une époque et d'un monde qui ont considérablement changé ces derniers temps.
Ce n'est qu'ainsi, en portant une nouvelle vision capable de mobiliser ses agents et d'attirer l'opinion publique et les citoyens, que l'Unesco parviendra à reconquérir le leadership mondial inspirateur qui fut le sien.
Cependant, ce leadership ne pourra voir le jour que s'il est tout d'abord un leadership d'idées et de causes, effectivement capable d'ouvrir de nouveaux horizons sur le monde et ses plus grands bouleversements, et cela dans une perspective aussi globale que véritablement civilisationnelle.
Après des décennies pendant lesquelles le champ d'action de l'Unesco s'est élargi mais aussi banalisé, il est sans doute temps de revenir à l'essentiel, en ayant le courage des priorités que la situation exige.
Cette dernière année a montré quotidiennement le désarroi dans lequel nous sommes tous plongés : le manque de repères et de boussoles qui puissent donner un sens à la vie et au monde ; les sophismes des experts enfermés dans des modèles artificiels, qui ne prévoient rien et n'expliquent que très peu ; l'impasse des politiques mondiales qui puissent répondre à la mondialisation économico-financière, en inventant de nouveaux équilibres entre le droit et le marché ; la frivolité des médias, qui deviennent de plus en plus les otages de l'instant et du sensationnel ; la difficulté des sociétés à avoir une vision d'ensemble sur elles-mêmes, comme si elles étaient aveuglées par le présent et n'avaient ni histoire ni avenir.
La crise du monde actuel ne pourra être surmontée sans que l'on prenne ces problèmes à bras-le-corps. C'est pourquoi l'Unesco devrait être, dans notre monde, aussi importante, voire plus importante que le FMI. C'est le défi qu'elle se doit de relever. Irina Bokova, la nouvelle directrice générale, s'est portée candidate avec une vision en faveur "d'un nouvel humanisme pour le XXIe siècle."
L'expression peut être celle-ci ou bien une autre. Mais l'intention est bonne, opportune et vitale, car elle suggère le plan des valeurs comme celui du défi le plus décisif pour le futur de l'humanité. Des valeurs qui, plus qu'un écho du passé de l'humanité, doivent être surtout capables de donner naissance – à côté de la politique et de l'économie – à un nouveau, à un troisième pilier de la mondialisation : celui de la culture, dans l'acception la plus vaste du terme.
L'Unesco du XXIe siècle a besoin d'une refondation. Elle a besoin d'une nouvelle définition de sa mission dans le monde, à la lumière des mutations survenues ces dernières décennies et des interrogations inédites qui ont émergé avec la crise que l'on connaît. A son acquis normatif, si important dans les domaines du patrimoine, de la diversité culturelle ou des droits humains, il convient désormais d'ajouter une exigence plus prospective, faisant de l'Unesco un véritable laboratoire d'idées à vocation universelle.
*Manuel Maria Carrilho, ambassadeur du Portugal auprès de l'Unesco, est philosophe, auteur de plusieurs ouvrages (certains traduits en français) et ancien ministre de la culture du Portugal (1995-2000).
LE MONDE
23.11.09
Face à la crise profonde du monde actuel, une crise inédite, systémique et mondiale, y a-t-il encore quelqu'un pour attendre les réponses de l'Unesco ? Quelqu'un pour attendre ses propositions ? Quelqu'un pour s'inspirer de sa vision ?
Non. Force est de constater que malgré ses programmes innombrables et assurément méritoires, c'est loin d'être le cas. Cela traduit la trajectoire déclinante de la plus importante institution mondiale pour la culture, l'éducation, la science, la communication et les droits de l'homme.
Et pourtant, cette institution – fondée il y a soixante-quatre ans, le 16 novembre 1945 – a déjà bien rempli ce rôle. Elle l'a fait en soutenant pendant des décennies l'idée que l'éducation, la science et la culture sont des moyens décisifs pour atteindre la prospérité et la paix et pour contribuer, comme il est dit précisément dans son acte constitutif, au "respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans discrimination de race, de sexe, de langue ou de religion."
Aujourd'hui, l'Unesco se trouve à une incontournable croisée de chemins : ou bien elle continue sur le trajet qui l'a de plus en plus enfermée bureaucratiquement sur elle-même et l'a affaiblie dans sa capacité de parler au monde, ou bien, s'inspirant des meilleurs moments de son histoire, elle se revivifie en s'ouvrant aux besoins d'une époque et d'un monde qui ont considérablement changé ces derniers temps.
Ce n'est qu'ainsi, en portant une nouvelle vision capable de mobiliser ses agents et d'attirer l'opinion publique et les citoyens, que l'Unesco parviendra à reconquérir le leadership mondial inspirateur qui fut le sien.
Cependant, ce leadership ne pourra voir le jour que s'il est tout d'abord un leadership d'idées et de causes, effectivement capable d'ouvrir de nouveaux horizons sur le monde et ses plus grands bouleversements, et cela dans une perspective aussi globale que véritablement civilisationnelle.
Après des décennies pendant lesquelles le champ d'action de l'Unesco s'est élargi mais aussi banalisé, il est sans doute temps de revenir à l'essentiel, en ayant le courage des priorités que la situation exige.
Cette dernière année a montré quotidiennement le désarroi dans lequel nous sommes tous plongés : le manque de repères et de boussoles qui puissent donner un sens à la vie et au monde ; les sophismes des experts enfermés dans des modèles artificiels, qui ne prévoient rien et n'expliquent que très peu ; l'impasse des politiques mondiales qui puissent répondre à la mondialisation économico-financière, en inventant de nouveaux équilibres entre le droit et le marché ; la frivolité des médias, qui deviennent de plus en plus les otages de l'instant et du sensationnel ; la difficulté des sociétés à avoir une vision d'ensemble sur elles-mêmes, comme si elles étaient aveuglées par le présent et n'avaient ni histoire ni avenir.
La crise du monde actuel ne pourra être surmontée sans que l'on prenne ces problèmes à bras-le-corps. C'est pourquoi l'Unesco devrait être, dans notre monde, aussi importante, voire plus importante que le FMI. C'est le défi qu'elle se doit de relever. Irina Bokova, la nouvelle directrice générale, s'est portée candidate avec une vision en faveur "d'un nouvel humanisme pour le XXIe siècle."
L'expression peut être celle-ci ou bien une autre. Mais l'intention est bonne, opportune et vitale, car elle suggère le plan des valeurs comme celui du défi le plus décisif pour le futur de l'humanité. Des valeurs qui, plus qu'un écho du passé de l'humanité, doivent être surtout capables de donner naissance – à côté de la politique et de l'économie – à un nouveau, à un troisième pilier de la mondialisation : celui de la culture, dans l'acception la plus vaste du terme.
L'Unesco du XXIe siècle a besoin d'une refondation. Elle a besoin d'une nouvelle définition de sa mission dans le monde, à la lumière des mutations survenues ces dernières décennies et des interrogations inédites qui ont émergé avec la crise que l'on connaît. A son acquis normatif, si important dans les domaines du patrimoine, de la diversité culturelle ou des droits humains, il convient désormais d'ajouter une exigence plus prospective, faisant de l'Unesco un véritable laboratoire d'idées à vocation universelle.
*Manuel Maria Carrilho, ambassadeur du Portugal auprès de l'Unesco, est philosophe, auteur de plusieurs ouvrages (certains traduits en français) et ancien ministre de la culture du Portugal (1995-2000).
LE MONDE
23.11.09
dimanche 15 novembre 2009
* "Trop de murs restent debout", déplore la directrice générale élue de l'UNESCO...*
***"Trop de murs restent debout", a regretté lundi la directrice générale élue de l'UNESCO, la Bulgare Irina Bokova, à l'occasion du 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, un événement, selon elle, "d'une importance historique considérable" mais qui ne doit pas faire oublier que d'autres séparations subsistent à travers le monde.
Ces murs continuent aujourd'hui de s'élever entre les deux Corées, entre Israël et les Territoires palestiniens, entre les Chypriotes grecs et turcs, entre les Etats-Unis et le Mexique et aux portes de l'Europe, dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc.
"Aujourd'hui, nous vivons dans un monde globalisé mais trop de murs restent debout", relève Mme Bokova dans un communiqué, qui ajoute que la mission de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la culture et la science (UNESCO) est d'en "finir avec ces murs, où qu'ils soient et quelle que soit la forme qu'ils prennent".
"Si la mondialisation peut être une force libératrice, elle risque aussi de créer un monde plus uniforme, nivelant l'incroyable diversité qui est la véritable source de la créativité humaine, du développement économique et social, et d'ouvrir la voie à de nouvelles formes de répression, d'exclusion et de pauvreté", poursuit la directrice générale élue, qui prendra ses fonctions le 15 novembre.
A ses yeux, le dialogue permanent et l'échange entre responsables politiques et sociaux, ainsi qu'entre les différents groupes culturels et religieux, sont "essentiels pour dépasser ces menaces et bâtir à partir des changements positifs survenus depuis la chute du Mur de Berlin, il y a vingt ans".
AP
09.11.2009
Ces murs continuent aujourd'hui de s'élever entre les deux Corées, entre Israël et les Territoires palestiniens, entre les Chypriotes grecs et turcs, entre les Etats-Unis et le Mexique et aux portes de l'Europe, dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au Maroc.
"Aujourd'hui, nous vivons dans un monde globalisé mais trop de murs restent debout", relève Mme Bokova dans un communiqué, qui ajoute que la mission de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la culture et la science (UNESCO) est d'en "finir avec ces murs, où qu'ils soient et quelle que soit la forme qu'ils prennent".
"Si la mondialisation peut être une force libératrice, elle risque aussi de créer un monde plus uniforme, nivelant l'incroyable diversité qui est la véritable source de la créativité humaine, du développement économique et social, et d'ouvrir la voie à de nouvelles formes de répression, d'exclusion et de pauvreté", poursuit la directrice générale élue, qui prendra ses fonctions le 15 novembre.
A ses yeux, le dialogue permanent et l'échange entre responsables politiques et sociaux, ainsi qu'entre les différents groupes culturels et religieux, sont "essentiels pour dépasser ces menaces et bâtir à partir des changements positifs survenus depuis la chute du Mur de Berlin, il y a vingt ans".
AP
09.11.2009
vendredi 6 novembre 2009
***Le Comité international de bioéthique de l’UNESCO se réunit en novembre au Mexique...***
***Le Comité international de bioéthique (CIB) de l’UNESCO se réunit du 23 au 25 novembrebioétique Flash Infos Mexique à Mexico (Mexique). Cette 16e session, organisée en coopération avec le Consejo Consultivo de Ciencias de la Présidence du Mexique, sera suivie, du 26 au 28 novembre, d’une conférence Commission européenne-UNESCO qui réunira des experts et des membres de comités nationaux de bioéthique du monde entier. Ces deux réunions étaient initialement prévues pour le mois de mai 2009, elles ont été reportées à cause de l’épidémie de grippe A(H1N1).
Trois sujets domineront cette session du CIB : la responsabilité sociale et la santé ; le principe du respect de la vulnérabilité humaine et de l’intégrité personnelle ; la question du clonage humain et de la gouvernance internationale. A quoi il faut ajouter un état des lieux de la bioéthique en Amérique latine et dans les Caraïbes.
La 16e session sera ouverte le 23 novembre (9h15) par le ministre mexicain de l’Education, Alonso Lujambio Irazábal, le Sous-Directeur général de l’UNESCO pour les sciences sociales et humaines, Pierre Sané, et le Président du CIB, Adolfo Martínez Palomo. La cérémonie d’ouverture sera suivie à 10h par un rapport d’étape sur le programme de bioéthique de l’UNESCO, notamment sur l’initiative REDBIOETICA qui concerne l’Amérique latine et les Caraïbes. Le thème La bioéthique en Amérique latine et dans les Caraïbes : expériences et perspectives occupera le reste de la journée.
La journée du 24 novembre portera sur le rapport du groupe de travail sur la responsabilité sociale et la santé (matinée) et sur le principe du respect de la vulnérabilité humaine et de l’intégrité personnelle (après-midi).
Le 25 novembre (9h30-12h30), le CIB débattra du clonage humain et de la gouvernance internationale. Le CIB a été pionnier dans ce domaine du clonage, posant les bases de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme (1997) qui condamne le clonage à des fins de reproduction d’êtres humains comme contraire à la dignité humaine. Depuis, plus de 50 pays ont légiféré afin d’interdire ce clonage à des fins de reproduction. Des voix s’élèvent pourtant, notamment chez les scientifiques, pour demander que le clonage à fins thérapeutiques soit traité différemment. A la demande du Directeur général de l’UNESCO, un groupe de travail du CIB a réfléchi à cette question pour déterminer si les dernières avancées scientifiques, éthiques, sociales, politiques et juridiques justifient une nouvelle initiative au niveau international.
Dans son rapport rendu en juin 2009, le CIB observe : « Bien qu’il soit sans doute prématuré pour la communauté internationale de s’engager dès à présent dans l’élaboration d’un instrument normatif contraignant visant à harmoniser à la fois les pratiques et les principes dans ce domaine, les questions entourant la gouvernance internationale en matière de clonage humain ne peuvent être ignorées et il est urgent d’engager à ce sujet un dialogue à l’échelle internationale. L’UNESCO, forte de son mandat éthique qui n’a toujours pas d’équivalent dans le système des Nations Unies et de ses réalisations normatives [...] dans le domaine de la bioéthique est particulièrement bien placée pour poursuivre cette réflexion ». A Mexico, la session sur ce thème inclura des interventions de Toivo Maimets, Professeur de biologie moléculaire et Directeur de l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Tartu (Estonie), Abdallah Daar, Professeur de santé publique et Professeur de chirurgie à l’Université de Toronto (Canada), René Frydman, chef du service Gynécologie-Obstétrique et Médecine reproductive de l’Hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (France) et Thomas Faunce, Professeur associé à la Faculté de Droit et à la faculté de Médecine, Biologie et Environnement de l’Université nationale australienne à Canberra.
La séance de l’après-midi sera consacrée au programme de travail du CIB pour 2010-2011, avant la clôture par Patricia Espinosa Cantellano, ministre mexicaine des Affaires étrangères, Pierre Sané, Adolfo Martínez Palomo, et le nouveau président du CIB, élu lors de cette session.
La Conférence Commission européenne-UNESCO, qui prendra le relais le 26 novembre, vise au renforcement des capacités des comités de bioéthique. Elle réunira des experts mais aussi des membres de comités nationaux à tous les stades de développement. La conférence, organisée avec le soutien de la Commission européenne, sera structurée autour de trois thèmes principaux : les questions émergentes en bioéthique, la construction d’un réseau international entre comités nationaux de bioéthique, l’engagement des comités dans le discours éthique.
Unesco
Trois sujets domineront cette session du CIB : la responsabilité sociale et la santé ; le principe du respect de la vulnérabilité humaine et de l’intégrité personnelle ; la question du clonage humain et de la gouvernance internationale. A quoi il faut ajouter un état des lieux de la bioéthique en Amérique latine et dans les Caraïbes.
La 16e session sera ouverte le 23 novembre (9h15) par le ministre mexicain de l’Education, Alonso Lujambio Irazábal, le Sous-Directeur général de l’UNESCO pour les sciences sociales et humaines, Pierre Sané, et le Président du CIB, Adolfo Martínez Palomo. La cérémonie d’ouverture sera suivie à 10h par un rapport d’étape sur le programme de bioéthique de l’UNESCO, notamment sur l’initiative REDBIOETICA qui concerne l’Amérique latine et les Caraïbes. Le thème La bioéthique en Amérique latine et dans les Caraïbes : expériences et perspectives occupera le reste de la journée.
La journée du 24 novembre portera sur le rapport du groupe de travail sur la responsabilité sociale et la santé (matinée) et sur le principe du respect de la vulnérabilité humaine et de l’intégrité personnelle (après-midi).
Le 25 novembre (9h30-12h30), le CIB débattra du clonage humain et de la gouvernance internationale. Le CIB a été pionnier dans ce domaine du clonage, posant les bases de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme (1997) qui condamne le clonage à des fins de reproduction d’êtres humains comme contraire à la dignité humaine. Depuis, plus de 50 pays ont légiféré afin d’interdire ce clonage à des fins de reproduction. Des voix s’élèvent pourtant, notamment chez les scientifiques, pour demander que le clonage à fins thérapeutiques soit traité différemment. A la demande du Directeur général de l’UNESCO, un groupe de travail du CIB a réfléchi à cette question pour déterminer si les dernières avancées scientifiques, éthiques, sociales, politiques et juridiques justifient une nouvelle initiative au niveau international.
Dans son rapport rendu en juin 2009, le CIB observe : « Bien qu’il soit sans doute prématuré pour la communauté internationale de s’engager dès à présent dans l’élaboration d’un instrument normatif contraignant visant à harmoniser à la fois les pratiques et les principes dans ce domaine, les questions entourant la gouvernance internationale en matière de clonage humain ne peuvent être ignorées et il est urgent d’engager à ce sujet un dialogue à l’échelle internationale. L’UNESCO, forte de son mandat éthique qui n’a toujours pas d’équivalent dans le système des Nations Unies et de ses réalisations normatives [...] dans le domaine de la bioéthique est particulièrement bien placée pour poursuivre cette réflexion ». A Mexico, la session sur ce thème inclura des interventions de Toivo Maimets, Professeur de biologie moléculaire et Directeur de l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Tartu (Estonie), Abdallah Daar, Professeur de santé publique et Professeur de chirurgie à l’Université de Toronto (Canada), René Frydman, chef du service Gynécologie-Obstétrique et Médecine reproductive de l’Hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (France) et Thomas Faunce, Professeur associé à la Faculté de Droit et à la faculté de Médecine, Biologie et Environnement de l’Université nationale australienne à Canberra.
La séance de l’après-midi sera consacrée au programme de travail du CIB pour 2010-2011, avant la clôture par Patricia Espinosa Cantellano, ministre mexicaine des Affaires étrangères, Pierre Sané, Adolfo Martínez Palomo, et le nouveau président du CIB, élu lors de cette session.
La Conférence Commission européenne-UNESCO, qui prendra le relais le 26 novembre, vise au renforcement des capacités des comités de bioéthique. Elle réunira des experts mais aussi des membres de comités nationaux à tous les stades de développement. La conférence, organisée avec le soutien de la Commission européenne, sera structurée autour de trois thèmes principaux : les questions émergentes en bioéthique, la construction d’un réseau international entre comités nationaux de bioéthique, l’engagement des comités dans le discours éthique.
Unesco
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