lundi 18 avril 2011

*L’Éducation pour tous ne concerne pas exclusivement les pays en développement, déclare la Directrice générale de l’UNESCO lors d’une réunion sur l’éducation des enfants roms*

 « L’éducation pour tous n’est pas une question qui concerne exclusivement les pays en développement, » a déclaré Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, lors de la session d’ouverture d’une Réunion consultative sur « La promotion du droit des enfants roms à une éducation de qualité » (UNESCO, 7 avril). Elle a présenté l’éducation des enfants roms comme « l’un des défis éducatifs les plus importants pour les sociétés européennes ».

S’adressant aux délégués, représentants ministériels et experts de huit pays d’Europe centrale et orientale (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie et Ukraine) ainsi qu’aux représentants du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne, la Directrice générale a souligné que « l’exclusion et la marginalisation s’imposent partout, à différents degrés, y compris au cœur de l’Europe. » Mme Bokova a également indiqué apporter son soutien à la stratégie de l’Union européenne récemment annoncée pour améliorer la situation critique des Roms.   
M. Qian Tang, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour l’éducation, a affirmé que le droit des Roms à une éducation de qualité était l’une des grandes priorités de l’UNESCO et que cette question était essentielle en termes de qualité et d’équité des systèmes éducatifs.  
Avec une population qui, selon certaines estimations, serait comprise entre 8 et 12 millions, les Roms composent la plus grande des minorités européennes. De nombreux obstacles les empêchent d’exercer leur droit à l’éducation. La faiblesse des taux de scolarisation est un problème courant et la ségrégation à l’école a entraîné une faible assiduité et des taux d’abandon élevés.   
Pendant la consultation, l’éducation des enfants roms a été présentée comme un problème juridique, une question de valeurs ou un sujet lié à l’intégration. Elle a permis de comprendre les obstacles qui entravent l’accès des enfants roms à une éducation de qualité : la pauvreté, la langue, les différences culturelles et les rôles traditionnellement dévolus à l’un et l’autre sexe qui empêchent les filles, en particulier, de bénéficier de l’exercice de leurs droits.  
UNESCO
11.04.2011

Bien à vous,
Morgane BRAVO

lundi 11 avril 2011

*Prix UNESCO/Bilbao : pour la promotion d’une culture des droits de l’homme (ancien Prix UNESCO de l'éducation aux droits de l'homme)*

Le Prix UNESCO/Bilbao pour la promotion d’une culture des droits de l’homme succède au Prix UNESCO de l’éducation aux droits de l’homme, créé en 1978 pour marquer le 30e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Objectifs
Le Prix UNESCO/Bilbao pour la promotion d’une culture des droits de l’homme a pour objectif de récompenser les efforts des institutions, organisations ou des personnalités ayant contribué de manière particulièrement significative à la promotion d’une culture des droits de l’homme au niveau régional et international.

Cette contribution pourra porter sur le développement de l’éducation et de la recherche en matière de droits de l’homme, sur la diffusion des connaissances et la sensibilisation des décideurs et du grand public aux questions et défis relatifs aux droits de l’homme, ainsi que sur la transmission de capacités et d’attitudes propres à renforcer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Le prix pourra également être remis dans le but d’encourager et de stimuler les initiatives innovantes visant le renforcement d’une culture des droits de l’homme.

A qui se destine le Prix ?
Le Prix UNESCO/Bilbao pour la Promotion d’une Culture des Droits de l’Homme est remis aux institutions, organisations ou personnes qui ont apporté une contribution particulièrement significative, exemplaire et originale à la création d’une culture universelle des droits de l’homme.

Le Prix UNESCO/Bilbao succède au Prix UNESCO de l’éducation aux droits de l’homme, créé en 1978 pour marquer le 30ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pendant trente ans le Prix a servi à encourager l’éducation aux droits de l’homme et au service des droits de l’homme et à rendre hommage aux efforts accomplis dans ce domaine.

Qui présente des candidats ?
Les candidatures peuvent être présentées par les gouvernements des États membres, en consultation avec leurs Commissions nationales, et par des organisations non-gouvernementales qui maintiennent des relations formelles avec l’UNESCO. Les auto-candidatures ne pourront être examinées.

Un formulaire standardisé de présentation doit être fourni à l’appui de chaque candidature. Il comprendra la description, en cinq pages maximum, en français ou en anglais, de, inter alia (tout document supplémentaire peut être joint en annexe, il ne seront pas retournés aux désignateurs) :

(a) une description du parcours du candidat et de l’action accomplie

(b) un résumé du travail et des résultats obtenus, publications et autres documents significatifs pour appuyer la candidature, soumis pour examen

(c) une description de la contribution du candidat aux objectifs du Prix.

Le formulaire standardisé - disponible en anglais et en français - est préparé par le Secrétariat du Prix, pour chaque remise du prix dans le cadre de l’exercice biennal.

Qui désigne les lauréats ?
Les lauréats sont choisis par le Directeur-Général de l’UNESCO, sur proposition d’un jury international composé de cinq personnalités représentant les différentes régions du monde.

La recommandation du jury international se fonde sur les initiatives et résultats des candidats en fonction d’une série de critères énumérés à l’article 3 des Statuts.

Le Prix, d’un montant d’au moins 20 000 dollars des États-Unis et accompagné d’un trophée, sera attribué au cours d’une cérémonie officielle le 10 Décembre, à l’occasion de la journée des droits de l’homme.



http://www.unesco.org/new/fr/social-and-human-sciences/events/prizes-and-celebrations/unesco-prizes/unescobilbao-prize/

*Coalition internationale des villes contre le racisme*

La Coalition internationale des villes contre le racisme est une initiative lancée par l'UNESCO en mars 2004. Elle vise à établir un réseau des villes intéressées par l'échange d'expériences afin d'améliorer leurs politiques de lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’exclusion.

En effet, des conventions internationales, des recommandations ou des déclarations internationales élaborées en amont ont besoin d'être ratifiées et mises en œuvre par les États. En même temps, il est extrêmement important d'impliquer les acteurs sur le terrain, y compris les victimes des discriminations et cela afin de garantir que les instruments proposés soient le mieux adaptés aux problèmes constatés. L'UNESCO a choisi les villes comme un espace privilégié pour lier entre elles les actions en amont et en aval. Dans ce contexte, les autorités municipales, en tant que décideurs politiques au niveau local, sont considérées comme les acteurs-clés dans la dynamisation du processus en question.

L'objectif final est de réunir au sein d'une Coalition internationale toutes les villes désireuses de mener ensemble une lutte concrète contre le racisme. Afin de prendre en compte les spécificités et les priorités de chaque région du monde, des Coalitions sont d'abord créées à l'échelle régionale : en Afrique, en Amérique du Nord, en Amérique latine et aux Caraïbes, dans les États Arabes, en Asie et Pacifique, et en Europe. Grâce au rôle de coordination d'une ville désignée « chef de file », chaque région se dotera ainsi de son propre « Plan d'action en dix points ».

Le Plan d'action en dix points est composé de dix engagements couvrant différents domaines de compétence locale tels que l'éducation, le logement, l'emploi ou les activités culturelles. Il suggère en particulier un certain nombre de choix d'action que les autorités locales peuvent compléter et développer. Les villes signataires s'engageront à intégrer le Plan d'action dans leurs stratégies et politiques municipales. Elles veilleront d'ailleurs à faire participer les divers acteurs de la société civile à sa mise en œuvre.

Développement des coalitions régionales :

Afrique : la Coalition africaine des villes contre le racisme et la discrimination a été lancée en septembre 2006, à Nairobi (Kenya).

Amérique du Nord : la Coalition canadienne des municipalités contre le racisme et la discrimination (CMARD) a été officiellement lancée en 2007, à Calgary (Alberta).

Amérique latine et Caraïbes : la Coalition des villes en Amérique latine et Caraïbes contre le racisme a été lancée en octobre 2006, à Montevideo (Uruguay).

Asie et Pacifique : la Coalition des villes contre la discrimination en Asie et Pacifique a été fondée en août 2006, à Bangkok (Thaïlande). Son lancement officiel a eu lieu lors du deuxième Congrès mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) à Jeju (Corée) en octobre 2007.

États arabes : la Coalition a été lancée à l’occasion d’une cérémonie qui s'est déroulée à Casablanca (Maroc), ville désignée comme « chef de file » de ce réseau, le 25 juin 2008.

Europe : la Coalition européenne des villes contre le racisme (ECCAR) a été lancée en décembre 2004 à Nuremberg (Allemagne).

Pour plus d'informations :

Bien à vous,
Morgane BRAVO

*Concert d’aide pour le Japon à l’UNESCO*

Plus de 100 musiciens de toute l’Europe vont participer à un concert d’aide au Japon qui se tiendra à l’UNESCO le 10 avril. Le chef d’orchestre Kanako Abe dirigera l’ensemble qui interprètera le Requiem pour orchestre à cordes de Toru Takemitsu et la neuvième symphonie d’Antonin Dvorak. Pour sa part, la jeune pianiste Mami Hagiwara jouera le Concerto pour piano de Maurice Ravel qui lui a valu l’an dernier le Premier Prix de piano du Concours de Genève.Plus de 12 000 personnes ont été tuées et 17 000 sont encore portées disparues après le séisme, suivi d’un tsunami, qui a frappé le Nord-Est du Japon il y a un mois. Des centaines de milliers d’élèves déplacés à la suite de la catastrophe ne vont plus en classe.

« Cette crise, le Japon ne doit l’affronter seul », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « C’est une responsabilité partagée. Nous avons tous été touchés par les images de cette catastrophe et nous travaillerons ensemble à la reconstruction de la région touchée ».

Le concert est gratuit mais il sera possible de faire des dons. Ils iront dans leur intégralité aux 7008 écoles détruites ou endommagées par le séisme et le tsunami. La récolte des fonds est organisée par la Fédération des associations UNESCO du Japon (NFUAJ) qui a été fondée en 1948 et qui regroupe quelques 300 clubs et associations.

Le concert, qui se tient sous le patronage de l’Ambassade du Japon en France et de la Délégation du Japon auprès de l'UNESCO, réunira des musiciens réputés, dont beaucoup de membres du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Il est co-organisé par l’Association internationale du personnel de l’UNESCO (AIPU), le Comité du concert pour les victimes du séisme au Japon (CSJP), en partenariat avec JAPONAIDE et le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMD). Il bénéficie notamment du soutien de la Société de perception et de distribution des droits des artistes-interprètes de la musique et de la danse (SPEDIDAM).

08.04.2011
UNESCO

Bien à vous,
Morgane BRAVO

vendredi 8 avril 2011

*Yazid Sabeg : Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO*

 
M. Yazid Sabeg
                                          Chef d’entreprise français
  
Le chef d’entreprise français Yazid Sabeg a été nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO par Irina Bokova, Directrice générale de l’Organisation. La cérémonie de nomination a eu lieu mardi 16 février 2010 au Siège de l’UNESCO.
 Cette nomination reconnaît l’engagement de Yazid Sabeg au profit de la jeunesse, de son action en faveur de la diversité culturelle et de son soutien aux projets de numérisation du savoir.

Né en 1950, Yazid Sabeg, qui est docteur en sciences économiques, a été le plus jeune conseiller chargé des restructurations industrielles dans le cabinet du premier ministre français Raymond Barre, son professeur d’économie à l’université. En 1990, il prendra la direction de la Compagnie des signaux rebaptisée ultérieurement Communication et systèmes (CS). Cette société de près de 4.000 salariés est spécialisée dans l’intégration des systèmes d’information et de communication pour le secteur des télécommunications, des transports ou de la défense. 

Yazid Sabeg a publié plusieurs ouvrages consacrés à la lutte contre les discriminations ethniques. Il est également l’auteur d’un « Manifeste pour l’égalité réelle » publié en novembre 2008. 

Les Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO mettent leur talent et leur renommée au service des idéaux de l’Organisation afin d’intéresser le public à ses activités.

19.02.2010
UNESCO

Ambassadeurs de bonne volonté de l'UNESCO

Bien à vous,
Morgane BRAVO




jeudi 7 avril 2011

*Forum Mondial de l'UNESCO: Classements et responsabilisation dans l’enseignement supérieur...*

Forum Mondial de l'UNESCO: Classements et responsabilisation dans l’enseignement supérieur: bons et mauvais usages, Paris 16-17 mai 2011

Les classements des universités suscitent un intérêt considérable. Ils font systématiquement la une, chaque année, dans les médias et sont étudiés de très près par les étudiants, les dirigeants d’institutions, les décideurs et les employeurs. Respectés par certains et condamnés par d’autres, ces classements font indéniablement partie des facteurs qui déterminent la perception que l’on a des établissements d’enseignement supérieur partout dans le monde. Comment expliquer l’importance et l’influence croissantes des classements ? Pourquoi les critères et la méthodologie utilisés pour les établir donnent-ils souvent lieu à des controverses ?
Le Forum de l’UNESCO sur le thème « Classements et responsabilisation dans l’enseignement supérieur : bons et mauvais usages » (16-17 mai 2011 au Siège de l’UNESCO, à Paris) se penchera sur les classements des universités à la lumière de leur impact sur les politiques et les prises de décisions aux niveaux des institutions, des pays et des régions. Organisé en collaboration avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Banque mondiale, le Forum contribuera au débat en cours en offrant aux représentants des classements d’universités les plus largement observés et influents l’occasion unique d’engager avec les décideurs et les principales parties prenantes de l’enseignement supérieur un débat passionné et animé sur les avantages et les lacunes de ces classements ainsi que sur l’usage qui en est fait.
Les classements d’universités seront également étudiés dans le contexte des outils de responsabilisation censés pérenniser et renforcer la qualité de l’enseignement supérieur. Les participants examineront les outils de responsabilisation qui font appel à des critères et des compétences divers tels que les dispositifs d’assurance de la qualité, l’étalonnage, l’évaluation des résultats d’apprentissage, l’accréditation et les licences, et l’évaluation.
Le Forum réunira des représentants du Classement académique des universités mondiales (plus connu sous le nom de classement Jiao Tong de Shanghai), des Times Higher Education World University Rankings et des initiatives régionales et nationales de classement, telles que US News and World Report aux États-Unis et U-Multirank en Europe, ainsi que des décideurs de haut niveau, des chercheurs, des représentants des médias, des étudiants et des employeurs.
La participation au Forum se fera uniquement sur invitation. Une publication s’appuyant sur les présentations et les débats sera largement diffusée après l’événement.
 UNESCO
Bien à vous,
Morgane BRAVO

*L'UNESCO et le FC Barcelona mettent le racisme hors jeu*



Bien à vous,
Morgane BRAVO