mardi 21 décembre 2010

*Vision pour l’UNESCO : Irina Bokova*


Vision pour l’UNESCO
L’UNESCO dans le monde globalisé : un nouvel humanisme pour le XXIe siècle

Cette année est marquée par des défis qui affectent l’humanité comme jamais auparavant. Alors que la mondialisation a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté, la crise globale sans précédent – économique, financière, sociale, alimentaire, environnementale, mais aussi morale et éthique, menace la réalisation de l’agenda le plus important du multilatéralisme actuel – les Objectifs du Millénaire pour le développement, et touche les pays les plus vulnérables, surtout en Afrique. Cette crise nous impose l’impératif d’agir d’urgence.


Pendant ces neuf derniers mois j’ai visité 45 pays, j’ai parlé avec des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres, des intellectuels, des scientifiques et des artistes. J’ai visité des dizaines de Commissions nationales, ainsi que des bureaux de l’UNESCO à Abuja, Bangkok, Islamabad, Kingston, Nouvelle Delhi et Santiago de Chile.


Ma conviction que la gouvernance globale du XXIe siècle représente le défi le plus grand du monde actuel s’est confirmée. En surmontant la crise, nous ne devrions pas retourner au statu quo ante. Le vrai challenge est de conduire le monde dans une nouvelle ère de paix et d’humanisme, de créer des sociétés plus inclusives, plus justes et plus équitables grâce à un développement économique et social durable basé sur le savoir, la science et l’innovation, destinés à servir l’humanité tout en préservant l’environnement.


Nous devons renforcer le multilatéralisme, revigorer les Nations Unies afin de rendre plus cohérents et plus performants les efforts visant le développement des plus vulnérables et des plus affectés par la crise. Je suis convaincue plus que jamais que tout en respectant sa vocation universelle, l’UNESCO doit continuer à accorder sa priorité à l’Afrique, notamment en matière d’éducation et aux petits Etats insulaires en développement.
Transformer le défi en opportunité

Le grand défi est de transformer la crise en une opportunité et de créer un monde plus démocratique et plus humain, où les valeurs de dignité humaine, de droits de l’homme et d’égalité des chances d’accès à l’éducation et à l’information, soutiendront toute considération économique et politique.
L’UNESCO doit participer au débat sur la gouvernance globale car ses domaines de compétence sont au cœur de la mondialisation. Avec ses 193 Etats membres et ses six membres associés, elle est aujourd’hui plus démocratique, universelle et ouverte à la coopération avec la société civile.
Le mandat constitutionnel de l’UNESCO reste pertinent au XXIe siècle, où l’édification des sociétés du savoir est un impératif ; où la culture est un élément crucial pour tout débat sur le développement ; où la science et l’innovation marquent la nouvelle ère de l’avenir de l’humanité dans tous les domaines sociaux et environnementaux, comme l’eau et le changement climatique; où nous devons mieux comprendre les transformations profondes de nos sociétés ; et enfin où le dialogue, la tolérance et le respect de la diversité représentent une valeur humaniste qui mérite d’être nourrie.
L’UNESCO possède un outil unique pour la mobilisation de l’opinion publique et des communautés intellectuelles et académiques autour de ses politiques – les Commissions nationales. Avec ses centaines, voire milliers de membres dévoués dans le monde, véritables garants de l’esprit et des valeurs de l’Organisation, elles méritent un renforcement et un soutien sans réserve.
L’éducation – le chemin à parcourir

L’UNESCO doit réaffirmer le rôle central de l’éducation dans le développement. En tant que chef de file des Nations Unies l’UNESCO doit préconiser une coordination cohérente dans la bonne gouvernance, la qualité de l’enseignement, le financement de l’éducation et la réduction des disparités basées sur le sexe ou les revenus. Nous devons aspirer à une éducation inclusive et de qualité aux niveaux primaire, secondaire et supérieur.

Afin d’atteindre l’objectif le plus important – l’enseignement primaire universel, un engagement résolu en faveur de l’EPT est indispensable, en mettant l’accent sur la qualité. Jomtien, Dakar et Oslo proposent une vision globale et des mesures concrètes pour atteindre ces objectifs.

Je ferai appel aux gouvernements pour une allocation appropriée de ressources nationales à l’éducation et aux partenaires à respecter les engagements pris et à assurer le flux de ressources adéquates sur le plan bilatéral et multilatéral, conformément à la Déclaration de Doha.

Dans les pays qui ont progressé vers l’EPT, l’UNESCO doit viser les exclus de l’éducation, en particulier les filles et les femmes. Il faut explorer toutes les possibilités de coopération Sud-Sud dans le domaine de l’éducation, y compris l’échange de bonnes pratiques, et j’encouragerai tout effort dans ce sens.
L’enseignement technique et professionnel peut contribuer à alléger la pauvreté et à promouvoir la croissance économique.

Je suis persuadée que l’éducation pour le développement durable, basée sur l’interdépendance de l’environnement, l’économie, la société et la diversité culturelle, est la clé pour un monde plus juste et plus prospère du XXIe siècle.
La science et la technologie au service de l’humanité

Ma conviction est que la science doit occuper une vraie place prioritaire. L’UNESCO doit devenir le leader et le mobilisateur des gouvernements, des institutions spécialisées et de la communauté scientifique dans le domaine de la science, de l’innovation et des nouvelles technologies, y compris des technologies vertes, sous le slogan « La science et la technologie au service de l’humanité ».

Le changement climatique, la biodiversité, la mitigation de catastrophes naturelles, la gestion de l’eau, l’énergie et les pandémies sont les nouveaux défis de la science, qui doivent être prioritaires dans les programmes de l’UNESCO, tout en incorporant la dimension éthique. Je fais miennes les recommandations du Comité d’examen d’ensemble des Grands Programmes II et III faites en 2006 et je m’emploierai à les promouvoir.

L’UNESCO doit accompagner les politiques nationales pour mieux intégrer la science, la recherche et l’enseignement scientifique.
Et pour donner plus de visibilité et promouvoir la science comme priorité, je proposerai la création d’un Comité scientifique consultatif composé d’éminentes personnalités comme des Prix Nobel et de lauréats de Prix UNESCO.
La culture : tolérance, compréhension mutuelle et développement

L’image de l’UNESCO est étroitement associée à la culture et au patrimoine culturel, où son mandat est unique et bien visible. La protection du patrimoine – matériel et immatériel, et la promotion de la diversité culturelle, sont les outils les plus efficaces permettant à l’UNESCO de conférer un caractère plus humaniste et démocratique face à la mondialisation.

Je regrette que la culture ne figure pas parmi les OMD et je relancerai le débat sur la culture et le développement, parce que la culture doit accompagner tout effort au développement.

De même, la culture et l’éducation sont les meilleurs moyens pour promouvoir la paix, particulièrement dans des situations post-conflit, la tolérance, le respect des droits de l’homme et la dignité de l’autre. L’UNESCO doit s’adresser de façon proactive à des initiatives qui poursuivent les mêmes nobles objectifs telle l’Alliance des civilisations.
Communication et Information

La liberté d’expression, les medias indépendants et pluralistes, la libre circulation des idées et l’accès à l’information et au savoir à travers les nouvelles technologies sont les conditions essentielles pour assurer la transparence, la responsabilisation et la bonne gouvernance.

L’UNESCO doit continuer à promouvoir des projets phares telles la Mémoire du Monde et la Bibliothèque numérique mondiale qui permet l’accès libre et gratuit sur Internet à des ressources culturelles des bibliothèques et des archives du monde entier.

L’UNESCO doit s’investir davantage dans les dimensions éthiques, juridiques et socioculturelles de la Société de l’Information en soulignant également les opportunités que les technologies de l’information et de la communication offrent à tout individu.
Enfin, je souhaiterais voir une collaboration plus étroite s’établir entre le Secteur CI et BPI en vue d’optimiser la visibilité de l’Organisation.
L’UNESCO et « Unis dans l’action »

Un des grands défis de l’UNESCO concerne son intégration dans « Unis dans l’action ». Je salue les efforts du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, visant à réorganiser et à rendre les activités des agences, fonds et programmes chargés du développement plus cohérentes. Je suis convaincue que l’UNESCO, tout en décentralisant ses activités opérationnelles, doit y participer activement.

L’UNESCO n’a pas d’alternative à cette intégration. Je considère également qu’un débat approfondi sur le sujet au sein de l’UNESCO serait souhaitable. J’encouragerai un tel débat pour élaborer une vision stratégique permettant de promouvoir nos objectifs d’une manière convaincante.
Voilà un exemple, parmi tant d’autres, qui illustre la nécessité impérative d’une synergie entre le Directeur général et les Etats membres.
Budget, gestion et administration

Dans mon activité future, je serai guidée par les principes suivants :

* Transparence, responsabilisation et approche axées sur les résultats
* Meilleure coordination intersectorielle et approche interdisciplinaire
* Meilleure gestion des ressources humaines, mobilité et rotation du personnel, en encourageant l’esprit d’initiative
* Promotion des femmes à des positions supérieures
* Répartition géographique plus équitable au sein du Secrétariat, des experts et des consultants

Afin d’atteindre ces buts, j’envisage le suivant :

* Optimisation de la gestion supérieure de l’UNESCO
* Renforcement de la présence de l’UNESCO sur le terrain
* Mise en œuvre des recommandations du Commissaire aux comptes
* Renforcement du Service d’évaluation et d’audit
* Recours aux ressources humaines locales, notamment dans les pays où l’UNESCO n’est pas représentée.

Par rapport à nos ambitions, le budget de l’UNESCO est bien modeste. Mais un réalisme pragmatique, dicté par la crise, doit inciter l’Organisation à mieux utiliser les ressources existantes, réduire les dépenses administratives, moderniser ses structures et devenir plus efficace et plus performante. L’action de programme devrait l’emporter clairement sur l’activité administrative.

Je salue la décision du Comité d’aide au développement de l’OCDE de relever le coefficient de l’APD de l’UNESCO de 25% à 44%, reflétant ainsi le rôle important de l’Organisation. Cela dit, j’estime qu’il faut atteindre 75% et je compte m’y employer.

L’UNESCO doit se concentrer sur un nombre réduit de priorités pour lesquelles sa compétence est universellement reconnue comme chef de file incontestable. Cela présuppose une consultation de toutes les parties concernées – une tâche complexe et laborieuse qui demande courage, résolution et patience.

Le financement des programmes par des ressources extrabudgétaires est encore un défi pour l’Organisation. Nous sommes témoins d’une augmentation des ressources extrabudgétaires et d’un déclin simultané des ressources du budget ordinaire. Il importe de trouver un équilibre entre ces deux composantes.

La politique de l’UNESCO pour le recouvrement des coûts doit lever la pression sur le budget ordinaire. Sans une telle politique, le budget ordinaire semble de plus en plus inefficace. C’est un défi que l’UNESCO doit relever en poursuivant l’harmonisation des pratiques au sein du système des Nations Unies.
Mon credo pour l’UNESCO : un nouvel humanisme

Dans mes activités futures, je serai intransigeante sur toute question relative au respect et à la dignité de chaque pays, grand ou petit, développé ou en développement, ainsi qu’au respect et à la dignité de chaque être humain.

Pour ma part, je serai entièrement disposée à travailler en étroite consultation avec les Etats membres, les ONG et la communauté intellectuelle en vue de rendre l’action de l’UNESCO plus cohérente, plus efficace, plus visible et plus conforme aux impératifs des priorités redéfinies. Nous devons tous créer une nouvelle synergie entre le Directeur général et les Etats membres sur la base d’une forte volonté politique visant à réformer l’Organisation.

Depuis des années, j’ai été engagée dans les efforts en faveur de l’égalité des sexes. Ayant participé aux trois grandes Conférences des Nations Unies pour la femme – à Copenhague (1980), à Nairobi(1985) et à Beijing(1995), je considère que l’égalité entre les sexes figure parmi les objectifs politiques et humanistes les plus importants de notre temps. Je serai fortement motivée de voir l’UNESCO redoubler ses efforts pour atteindre cet objectif.

Cette année nous célébrons le XXe anniversaire de la chute du mur de Berlin, qui a changé le monde entier et a libéré l’esprit de millions d’hommes et de femmes.
Mon rêve est de voir ce même esprit mener nos efforts ici à l’UNESCO vers des sociétés plus justes et plus prospères fondées sur le savoir, la tolérance et l’égalité des chances pour tous, grâce à l’éducation, la science, la culture et l’accès à l’information.

Mon concept d’un nouvel humanisme pour le XXIe siècle me guidera dans toute mon activité.

Irina BOKOVA
Directrice générale de l’UNESCO
15 novembre 2009

Bien à vous,
Morgane BRAVO

*Discours de Mme Irina Bokova : (français et anglais)*


Discours de la Directrice-générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à l’occasion du 65e anniversaire de l’UNESCO

14 décembre 2010

Messieurs les anciens Directeurs généraux, Monsieur le Président de la Conférence générale, Madame la Présidente du Conseil exécutif, Excellences, Mesdames et Messieurs les Délégués permanents, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs de bonne volonté, Mesdames et Messieurs les Artistes pour la paix, Mesdames et Messieurs les Envoyés spéciaux, Mesdames et Messieurs les Membres du Secrétariat, Mesdames et Messieurs,

Bon anniversaire !

Je suis très heureuse de vous souhaiter la bienvenue pour le 65e anniversaire de l’adoption de l’Acte constitutif de l’UNESCO, en présence de trois anciens directeurs généraux, et des membres de toute « l’équipe UNESCO », les Ambassadeurs, les Artistes, les Envoyés spéciaux.

Je voudrais également saluer tous les membres du Secrétariat ici présents.
Vous êtes chacun le visage de notre passion commune, de notre engagement continu au service de nos idéaux, et je m’exprime aujourd’hui avec un sentiment de profond respect, et d’humilité.

Depuis 65 ans, l'UNESCO s'engage à élever les défenses de la paix dans l'esprit des hommes et des femmes, par la coopération internationale dans le domaine de l'éducation, des sciences, de la culture, de la communication et de l'information.

Notre histoire ne fut pas un long fleuve tranquille.
Je retiens cependant que l’UNESCO, portée par un idéal exprimé de façon nette et limpide, et par une action renouvelée chaque fois par des Directeurs généraux de grand talent, a toujours su traverser les épreuves, et s’adapter aux mutations du monde.

L’UNESCO a porté certaines des idées les plus novatrices de la gouvernance mondiale.
Notre Acte Constitutif a servi de socle pour la Déclaration universelle des droits de l’homme.

En 1968, l’UNESCO organisait la première conférence inter-gouvernementale pour réconcilier l’environnement et le développement, et poser les fondements de ce qu’on appelle aujourd’hui le « développement durable ».

Il a fallu plusieurs décennies de plaidoyer, de programmes pilotes de l’UNESCO pour convaincre du rôle de l’éducation comme levier de développement. Ce lien est aujourd’hui, largement partagé, et nous allons étendre cette idée aux domaines de la culture et de la science.

Cette histoire, notre histoire, nous laisse en héritage le devoir d’être ambitieux.
Le mandat de l'UNESCO place notre Organisation dans une situation idéale pour comprendre et faire face aux exigences de la gouvernance mondiale.

Cette position est une chance, qui nous crée aussi de lourdes responsabilités.
Les nations du monde prennent conscience que ce ne sont pas seulement les capitaux financiers ou les ressources naturelles qui façonneront l’avenir, mais aussi notre capacité à valoriser le capital humain, au service du développement durable.
C’est la qualité de l’éducation reçue qui va déterminer notre capacité commune à trouver ensemble des solutions à des problèmes planétaires.

Pour y parvenir, nous devons créer des sociétés du savoir pour les générations futures et donner à tous, hommes et femmes, les moyens réels d’en être parties prenantes.

Nous devons fortifier le dialogue mondial, créer des ponts entre les régions du monde, et nous appuyer sur tous ceux qui existent déjà, réels ou symboliques : les ressources aquifères, les sites culturels ou naturels partagés.
Nous devons en un mot mettre l'humain au centre du développement, ce qui est justement la raison d'être de l'UNESCO, et le sens de mon appel à un Nouvel Humanisme.

Ladies and Gentlemen,
Moving forward requires that we identify the channels and leverage points where change has a multiplying effect across other areas and for reaching for other goals.
As the first female Director-General of the Organization, I see gender equality as one such channel.
Gender equality is instrumental for quickening the pace of change. Equality and equity is a peace and development multiplier. Throughout the world, in so many ways that go unrecognized, women act as custodians of peace and development.
At UNESCO, we will do much more in the future to promote quality education for all, boys and girls, to maximize the role women can play in culture and in science.
I see also the importance of cross-cultural heritage sites and cross-border natural parks, along with the sharing of aquifer resources, as platforms where peace and sustainable development can be built for tomorrow.
These are bridges, just as cities and research centres. We must use them as strategic links in the chain of international solidarity. UNESCO has unique experience and skills to bring to these areas, and we must leverage it.
Responding better to conflicts and disasters is also vital. We are more aware today of the importance of education, science and culture in and after conflict and disaster situations.
DG/2010/142 - Page 3
UNESCO has unique experience to share here – in Pakistan, Afghanistan, and Haiti. Restoring the educational, scientific and cultural fabric of societies is vital for lasting development and reconciliation.
In all these fields, and in the hardest of circumstances, I am convinced we can do better and be stronger. Nehru spoke of UNESCO as the “conscience of humanity”. This ceremony is an opportunity for all of us to come together to restate our commitment to this ambition. This is also a source of strength.
UNESCO’s Constitution embodies an essential humanism that sixty five years after it was drafted remains a compass.
My message today, in times of increasing globalization, of greater connectivity and also of rising uncertainty, with new economic, financial and social challenges, is the call for a new humanism.
For me, a new humanism embodies both the culture of peace and the culture of human rights, including the freedoms of information and expression.
New humanism is about achieving the Millennium Development Goals -- the most humanistic agenda we have ever set.
It is about responding to climate change in ways that are sustainable in the future for the development of all.
It is about protecting and promoting cultural diversity, multilingualism and its relation to biodiversity.
It is about ensuring the rights of indigenous peoples and making the most of their expertise and wisdom.
New humanism points to what I see as the central question raised by globalisation today: how can we manage diversity at a time when our societies and our cities are becoming more complex and more diverse in all aspects?
In considering this question, my message is one of hope and of confidence.
DG/2010/142 - Page 4
UNESCO provides key answers to the questions we face today – questions about how to prevent the fragmentation of humanity and how to build real foundations for development and peace.
The world needs to believe in the power of peace. UNESCO – and all of us present – will and must continue to play this role to the full.
I will do everything that I can in this direction.

Thank you.

UNESCO

Bien à vous,
Morgane BRAVO

*Irina Bokova en appelle à un nouvel humanisme lors de la célébration du 65e anniversaire de l’UNESCO*

Le 14 décembre 2010, la Directrice générale de l'UNESCO Irina Bokova, entourée de ses trois prédécesseurs Amadou-Mahtar M’Bow (1974-1987), Federico Mayor (1987-1999) et Koïchiro Matsuura (1999-2009), a célébré le 65e anniversaire de l’adoption de l’Acte constitutif de l’UNESCO, signé à Londres le 16 novembre 1945.

La cérémonie, qui s’est déroulée au Siège de l’UNESCO, a réuni un grand nombre d’ambassadeurs de bonne volonté, d’envoyés spéciaux et d’artistes pour la paix de l’UNESCO, ainsi que de nombreux membres des délégations permanentes des États membres auprès de l’UNESCO.

Chacun des trois anciens directeurs généraux a prononcé un discours enthousiaste mettant en avant le rôle fondamental joué par l’UNESCO dans la promotion de la coopération internationale. La Directrice générale Irina Bokova a pour sa part estimé que cette cérémonie était un événement fort, qui offrait l’occasion de se rassembler et de réaffirmer avec détermination la volonté de faire mieux et d’agir plus résolument.

« Mon message aujourd’hui, en ces temps où la mondialisation et l’interdépendance s’amplifient mais où les nouveaux défis économiques, financiers et sociaux engendrent aussi une incertitude croissante, est un appel à instaurer un nouvel humanisme », a déclaré Irina Bokova.

« Le nouvel humanisme renvoie, à mon sens, au questionnement essentiel suscité par la mondialisation aujourd’hui : comment gérer la diversité à l’heure où nos sociétés et nos métropoles deviennent de plus en plus complexes et hétérogènes à bien des égards ? » a-t-elle poursuivi.

« Face à cette interrogation, mon message est un message d’espoir et de confiance. L’UNESCO apporte des réponses essentielles aux questions auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés – des questions qui portent sur les moyens d’empêcher l’atomisation de l’humanité ainsi que sur les moyens de construire des fondations solides pour le développement et la paix. Le monde a besoin de croire au pouvoir de la paix et nous tous ici allons et devons continuer à jouer pleinement notre rôle à cet égard » a-t-elle conclu.

UNESCO

Bien à vous,
Morgane BRAVO

*L’UNESCO célèbre son 65e anniversaire*

***« L’égalité entre les sexes contribue à accélérer le rythme du changement. L’égalité et l’équité ont un effet multiplicateur pour la paix et le développement. À travers le monde, et de tant de manières trop souvent méconnues, les femmes agissent en gardiennes de la paix et du développement.

L’UNESCO fera beaucoup plus, à l’avenir, pour promouvoir une éducation de qualité pour tous – garçons et filles – afin de maximiser la contribution que les femmes peuvent apporter dans les domaines de la culture et de la science », a déclaré la Directrice générale Irina Bokova lors de la cérémonie qui s’est tenue au Siège de l’Organisation le 14 décembre pour célébrer le 65e anniversaire de l’adoption de l’Acte constitutif de l’UNESCO.

UNESCO

Bien à vous,
Morgane BRAVO

samedi 8 mai 2010

*L’UNESCO et la Biodiversité...*

Morgane BRAVO

***Depuis ses débuts, l’UNESCO a facilité et catalysé la recherche scientifique au sujet de la science de la biodiversité, par le biais de la coopération scientifique internationale notamment et du programme de l’Homme et de la Biosphère (MAB) principalement ainsi que par celui de contributions importantes à des évaluations scientifiques internationales relatives à la science de la biodiversité, y compris l'Evaluation des écosystèmes pour le Millénaire (EEM) et l’Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (IAASTD).

La biodiversité à l’intérieur de sites naturels désignés par l’UNESCO comme faisant partie du Patrimoine mondial et en tant que réserves de biosphère a été le centre d’études sur la conservation et l’utilisation durable et les liens reliant la diversité culturelle à la diversité biologique ont été activement explorés, notamment dans le contexte du savoir local des communautés autochtones. L’éducation et la sensibilisation à la conservation de la biodiversité ainsi qu’à son usage durable se déroule dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable (DEDD) dont l’UNESCO est le chef de file au sein des Nations Unies.

UNESCO

Bien à vous,

Morgane BRAVO

mardi 4 mai 2010

*Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels...*


***COMPTE RENDU DE LA REUNION DE BILAN ET PROPOSITIONS A LA SUITE DES TROIS PREMIERS FORUMS SUR « LA CULTURE, LEVIER DU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE »

ORGANISÉS PAR LE RAPEC AVEC L’APPUI DE L’UNESCO
UNESCO, salle XIV 22 janvier 2010, de 11 à 17 heures

Cette réunion avait été conviée par le Secteur de la culture de l’UNESCO, Division des expressions culturelle et des industries créatives, Section des industries créatives pour le développement, afin de faire le point à mi-parcours de la coopération engagée avec le Réseau Africain des Promoteurs et Entrepreneurs Culturels (RAPEC), en prélude à la convocation par le RAPEC d’un Sommet des entrepreneurs culturels africains, courant 2011, dont les recommandations seront principalement adressées à l’Union Africaine.

La séance a été ouverte par Mme Françoise Rivière, Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour la culture et M. John Dossavi, Président du RAPEC, en présence du Représentant de l’Union Africaine auprès de l’Union Européenne, Son Exc. Mahamat Saleh Annadif, venu exprès de Bruxelles pour la matinée.

Il a été rappelé que le travail accompli en quatorze mois avait pris la forme de trois forums : le premier au Siège de l’UNESCO, le 16 décembre 2008, le deuxième à Cotonou, Bénin, le 16 avril 2009, avec le concours du Bureau cluster d’Accra et le troisième à Marrakech, Maroc, le 17 décembre 2009, avec la participation du Bureau cluster de Rabat. Ces trois échanges avaient un ordre du jour similaire mais s’adressaient à des publics complémentaires. Ainsi, le premier était-il particulièrement destiné à recueillir les vues de la diaspora africaine, tandis que le deuxième et le troisième se sont déroulés sur le sol africain, respectivement au Sud et au Nord du Sahara. Le forum de Marrakech a bénéficié du contexte d’AFRICACITÉS 5, organisé par la branche africaine de l’ONG Cités unies et gouvernements locaux (CGLUA).

Mme Françoise Rivière, après avoir commenté la problématique des rapports entre culture et développement dont l’importance est de plus en plus reconnue, a signalé que, depuis le démarrage de la coopération entre l’UNESCO et le RAPEC, en 2008, les directives opérationnelles de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité culturelle (2005) avaient été adoptées et elle a ajouté que le lancement du Fonds international pour la diversité culturelle aurait lieu en mars 2010.

2
A propos de la mission du RAPEC, dont l’avantage est d’être un réseau ouvert, Mme Rivière a posé quelques questions-clés :
1. Comment peut-il contribuer à une meilleure articulation de l’action du secteur public avec celle du secteur privé ? Il y a un manque de lieux structurants. Peut-être faudrait-il se tourner davantage vers les collectivités locales ? La coopération avec la CGLUA est certainement une chance à saisir.
2. Comment peut-il amener la diaspora à jouer un rôle plus important ? Il faut trouver les modalités adéquates pour la mobiliser.
3. Comment s’ouvrir davantage aux milieux professionnels de l’entreprise culturelle ? Il faut coopérer avec d’autres structures.

La Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour la culture est persuadée que le RAPEC, qui touche un public fortement concerné, est bien placé pour contribuer à la réponse à ces questions. Il importerait certainement qu’il centre son action autour de ces trois thèmes. L’UNESCO continuera de lui apporter son soutien à cette fin.

M. John Dossavi a, lui aussi, souligné l’importance de consolider le partenariat et la synergie entre l’ensemble des entrepreneurs culturels africains et mis en exergue la fonction médiatrice que se reconnaît le RAPEC en se voulant le porte-voix des peuples africains mais aussi le canal de transmission des résolutions, recommandations des institutions culturelles et des gouvernements vers la société civile. Il y a nécessité de convaincre les pouvoirs publics en Afrique de reconnaître la culture et ses différentes expressions comme levier de développement durable et de ne plus négliger son potentiel économique. Le rôle dévolu à la société civile à côté des pouvoirs publics et du secteur privé est devenu essentiel.
M. Dossavi a aussi fortement remercié l’UNESCO pour son appui qui a largement favorisé la reconnaissance internationale du RAPEC.

Les rapporteurs des trois forums, M. Francisco d’Almeida (forum à l’UNESCO), M. Eustache Roger Koffi Adanhounme (forum à Cotonou) et M. Raymond Weber (forum à Marrakech) ont présenté les débats et les conclusions de ces rencontres qui avaient déjà fait l’objet de rapports écrits. Ils ont surtout dégagé les convergences et fait écho aux propos de Mme Rivière et à ceux de M. Dossavi sur les lieux et aussi les mesures structurantes, la coopération public-privé, le rôle de la diaspora. Un élément qui a particulièrement été traité à Marrakech est celui de la relation entre marchés globaux et marchés locaux, l’un des défis étant de trouver un langage qui parle de manière efficace aux gens de la culture et aux gens de l’économie.

M. d’Almeida a souligné que le RAPEC avait su mobiliser les entrepreneurs culturels actifs autour de lui et faire des constats généraux, notamment en saisissant la nécessité d’articuler l’action du secteur public avec celle du secteur privé et des collectivités locales. Il a dit son souhait de voir le RAPEC œuvrer aussi à la structuration de la diaspora afin d’être plus efficace.

M. Adanhounme est revenu sur la contribution au développement de la culture africaine non pas dans sa conception réduite aux beaux arts mais dans son acception de mode de pensée, d’agir, de croire. Il a insisté sur la nécessité d’un volontarisme des Etats africains en matière culturelle qui puisse se traduire par des actions concrètes. Actuellement, ce sont plutôt des initiatives privées qui prédominent. Le rôle de la diaspora a été encore relevé et les modalités de son intervention évoquées, tout comme la place des médias et la nécessité des produits et services de qualité pour conquérir les marchés internationaux.
3
M. Weber a insisté sur la définition large de la culture commefacteur de développement social et humain, facteur de développement économique et de développement durable. Il faut, a-t-il dit, continuer l’analyse tout en étant d’accord sur les diagnostics, agir sur les forces et les faiblesses, prendre des mesures structurantes, mettre un accent particulier sur la formation, créer des échanges entre la société civile et les décideurs pour susciter de nouvelles dynamiques, accorder une place aux collectivités territoriales dans la promotion de la culture comme facteur de développement vu leur proximité avec les populations et développer les partenariats avec les institutions internationales telles que l’UNESCO, l’Union Africaine, l’Union Européenne, la CEDEAO, trouver des liaisons entre marchés locaux, régionaux et internationaux et enfin développer des stratégies qui convainquent les élus locaux et les décideurs.

M. Dossavi a rappelé que les prochaines étapes seraient un forum dans un pays de l’Afrique anglophone et un autre dans un pays de l’Afrique lusophone1, avant d’atteindre le Sommet final dont le lieu n’a pas encore été fixé mais qui, sur la suggestion de Mme Rivière, pourrait constituer un événement dans le cadre de « 2011 Année internationale des Nations Unies des personnes d'ascendance africaine ».

Le représentant de l’Union Africaine, Son Exc. Mahamat Saleh Annadif, a insisté sur l’importance de la démarche entreprise et précisé qu’il était réellement temps de prendre au sérieux le rôle de la culture comme levier du développement, formulation heureusement choisie par l’UNESCO et le RAPEC. Depuis 2007, le volet culturel figure dans le partenariat Union Africaine–Union Européenne. L’Union Africaine va aider le RAPEC dans ses missions de porteur de flambeau des promoteurs culturels africains.
Son Exc. Mahamat Saleh Annadif s’est engagé à rapporter à l’Union Africaine, la richesse des réflexions et propositions entendues.

UNESCO

Bien à vous,

Morgane BRAVO

samedi 1 mai 2010

*MERCI, THANKS, GRACIAS : MES CHERS VISITEURS...*


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"Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l'immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire." Confucius

Bien à vous,

Morgane BRAVO